Association GRAIP
Engagements éthiques et déontologiques des praticiens adhérents au GRAIP
Les adhérents du GRAIP sont des psychothérapeutes praticiens qui s’engagent à respecter les principes et règles de déontologie communs aux différentes chartes des Psychothérapeutes en accord avec la profession exercée par chaque praticien (Ordre des médecins, Fédérations et Syndicats professionnels...). Les formations dispensées par le GRAIP sont réservées à des professionnels de la santé, de la psychothérapie et de l’accompagnement ayant satisfait aux critères de sélection et de formation définis le GRAIP. Les règles éthiques énoncées ci-dessous, concernent les psychothérapeutes praticiens qui utilisent les mouvements oculaires (EMDR ou IMO) et viennent préciser celles qui prévalent dans la profession de psychothérapeute praticien.Engagements éthiques et professionnels des praticiens utilisant les mouvements oculaires.
- Tout Psychothérapeute utilisant la les mouvements oculaires s’engage à n’utiliser les mouvements oculaires que dans l’intérêt de son patient/client conformément au principe médical du « Primum non nocere ».
- Le Psychothérapeute utilisant les mouvements oculaires doit s’abstenir de toute relation sexuelle ou agressive, avec son patient/client et ne profiter en aucun cas de sa vulnérabilité pour en tirer un plaisir, un quelconque intérêt ou un avantage financier, mais le traiter avec respect et dignité. Aucun abus ne pourra se justifier d’une complaisance fut-elle active du patient/client.
- Le Psychothérapeute utilisant les mouvements oculaires devra, en fonction des cas et des circonstances, appliquer les mouvements oculaires pour en tirer le meilleur parti dans l’intérêt du patient/client. Il pourra aussi, dans le cadre de ses compétences et de son expérience, mettre en œuvre d’autres moyens techniques propres à potentialiser les effets des mouvements oculaires.
- Après avoir indiqué à son patient/client son niveau de qualification dans les disciplines où il a été formé, il doit l’informer de ce qu’il sait concernant les méthodes utilisées, leurs effets, leurs risques, leurs avantages et leurs limites.
- Il ne devra pas prétendre à des pouvoirs ou à des formations qu’il n’a pas. Il devra être prudent dans ses engagements et ne pas promettre ce qu’il ne peut tenir, ni en faire publicité.
- Il devra avoir avec son patient/client établi clairement dés le premier entretien le cadre concret de l’exercice de la cure : horaires, fréquences et durée des séances, conditions de leur annulation, durée envisageable et arrêt du traitement, sans oublier le montant et les modalités de paiement, ainsi que la question du règlement éventuel des séances manquées. Il importe qu’avant de s’engager le patient sache et mesure ce à quoi il souscrit et que sa décision d’entreprendre le traitement par les mouvements oculaires soit clairement affirmée.
- Il doit donc tenir compte de la vulnérabilité éventuelle de son patient/client et dans le cas où une fragilité certaine apparaît plutôt procéder à des renforcements du Moi. Puis après avoir atteint ce premier objectif, il pourra traiter la symptomatologie proprement dite. Le patient doit être averti de la possibilité d’une décompensation - le plus souvent transitoire - de ces symptômes au début du traitement par les mouvements oculaires.
- Le praticien doit se sentir capable, tant du point de vue de son cursus que de sa propre solidité affective personnelle, de gérer la situation même en cas de fortes abréactions du patient/client. Sinon il ne devra pas hésiter à faire appel à d’autres collègues, soit pour leur adresser, le cas échéant, la personne, soit pour obtenir d’eux une assistance professionnelle propre à lui permettre de remplir sa fonction.
- Le Psychothérapeute utilisant les mouvements oculaires est lié au secret professionnel et doit assurer le secret absolu à son patient/client. Il ne peut s’en délivrer que dans les conditions prévues par le législateur.
- Toutefois, il est admis et souhaitable qu’il puisse faire, occasionnellement, des rapports cliniques devant des tiers, notamment dans le cadre de groupe de supervision. Il devra respecter les mêmes règles strictes de confidentialité pour tout rapport clinique entendu au cours d’échanges professionnels. Il va sans dire que tout superviseur est soumis aux mêmes rigueurs.